dimanche 4 avril 2010
de la difficulté de la projection
L'évolution n'est plus motivation, retour aux essentiels passés. Nostalgie et mélancolie de l'insouciance? de la simplicité? Envie de dire, de décrire les phases, celles d'après, celles qui feront le mal et qui feront me perdre. Je deviens plus fin, je m'allonge, je m'anéantis pour disparaitre. Mon pantin s'efface, les cordes se rallongent. Non pas d'idées noires. Laisser échapper le pire, boire la beauté des notes, la richesse des hommes. Fuir et encore. Et quoi encore. Raviver les rêves éteints que seul un courage neuf pourra révéler. Pourtant je suis dans le mouvement perpétuel. Les allers. Les retours. Les quais de gare. Les billets oblitérés. Les ventres vides. La course du temps au pied du jour. Le souffle court. Loin, loin, loin, dit la haine. De proche en proche, dit l'amour. J'endosse mon nouveau rôle, je feins, en quadricolor et en sourire, l'illusion d'une sérénité nouvelle, subordonnée d'amour frais. Mais les cuivres résonnent, les caisses claires chatouillent les lacrymales. Mes doigts sont raides et froids, ils attendent de pouvoir toucher les premiers, le retour à la vie.
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